Compte rendu du séminaire général du REP du 12 janvier 2013

9h 30 à 11h : Présentation du REP par Bernard Teper, discussion pour validation des objectifs et du déroulé de la réunion

11h à 13h : Tour de table de présentation des partenaires présents

14h 15 à 16h : Travail en atelier (3 groupes)

16h à 17h 30 : Restitution et synthèse des ateliers

Atelier 1 : Vers une Mutuelle de production numérique

Restitution par Christian Dulieu : Trois questions ont traversé nos échanges:  la réalisation des supports un processus long? Le financement des productions. Et les envies partagées de chacun pour faire vivre un groupe de travail.
-1. Comme pour un atelier d’écriture il faut prendre le temps et les moyens pour s’approprier sa propre parole. Imaginer rapidement un support face à une commande c’est possible mais on prend le risque d’une simplification.
-2. Le financement des actions est associé à la question qu’est ce qu’on mutualise? On vise à proposer des réponses/ action contre la fatalité pas pour de la réparation. Les enjeux sont aussi économiques et sectorisés. Élever le débat culturel doit-il nous amener à reconsidérer la plus-value de notre action? Difficile de trouver des financements pour des projets flous ! Aider à rechercher les moyens financiers de nos projets oui mais pourquoi?
-3. Quelles sont nos envies?  Beaucoup d’idées ont émané du groupe. En voici quelques unes : Tous les domaines sont concernés à condition de les associer au terme Éducation. Viser à toucher toutes les personnes quel que soit le milieu d’ origine. Les supports ne doivent pas forcément être finalisés mais susciter le débat, même si on fait du micro-trottoir. Il faut viser à apprendre à décrypter les images; surtout pour un public jeune. Le cinéma c’est un outil, une arme, comment s’en servir. La réalisation doit être laissé à l’initiative de professionnels. La question de l’esthétique de la production est indispensable pour que se créent des espaces choc, espaces de négociation ou chacun puisse y faire » sa propre circulation ». Défendre non seulement le voir mais  » le faire avec » implique forcément de réinventer des supports médiatiques.
Conclusion (provisoire). De nombreuses pistes de travail et pas assez de temps pour s’y engager. Il faut reprendre ces débats mais aussi se donner les moyens pour faire cause et agir commun !

Discussion – La pratique de production de courtes vidéos a déjà été expérimentée par certains participants ; est notamment cité un 15′ reprenant des témoignages d’un séminaire du CEDIAS, produit en association avec l’UPS et la revue Lien social.
L’efficacité propre de cette forme de communication est soulignée : elle implique de ne pas perdre de vue la qualité de la forme (un « bel objet »).
Sont discutés :
– les formats (long ou court ?, microtrottoirs…),
– les compétences et moyens déjà existants
– la possibilité de les mutualiser (faut-il aller jusqu’à constituer une société de production ?)
– les financements extérieurs possibles.

Le groupe compte se mettre au travail rapidement en incluant certains absents à cette journée. Il se donne comme animateurs : Christian DULIEU, Jean-Jacques MITTERRAND et Manoëll BOUILLET.

Atelier 2 : Quelle(s) formation(s) spécifique(s) pour l’éducation populaire ?

Mise en débat par Max Leguem : Longtemps les professionnels de l’ éducation populaire venaient d’ un parcours militant. Ce parcours pouvait même avoir quelque chose d' »initiatique ». Ça commençait par l’ apprentissage de la vie collective en colo, on devenait ensuite soit même animateur pour encadrer des enfants, on devenait bénévole dans une MJC ou dans un foyer rural… La formation était conçue et mise en œuvre par les fédérations d’ Educ Pop en lien et avec le soutien du ministère Jeunesse et sport. Les conseillers du ministère étaient eux-mêmes issus de l’ Educ pop.
Ces formations permettaient :
– d’apporter un détour et un apport théorique à des militants de la pratique
– un vrai travail de promotion sociale à ces personnes qui apprenaient à transformer un savoir être en savoir faire.
Depuis la fin des années 80 l’Université s’ est immiscée dans ces formations. Elles les a technicisées en leur retirant tout leur aspect théorique et militant, si bien qu’aujourd’hui nous n’avons plus les formations qui nous permettent d’embaucher des professionnels de l’Education populaire. Au mieux nous avons des animateurs socio-culturels, au pire (de plus en plus) des agents de marketing du social ou de la culture.
Il y a donc pour nous un véritable enjeu de la formation. Il existe en outre des crédits très importants pour cela que d’ autres ne rechignent pas à utiliser.

Restitution de l’atelier : à l’issue de ce constat de carence, il est proposé de promouvoir la création d’un Institut national de l’éducation populaire (cf l’INFED qui a fonctionnné à Rennes).
Cela implique préalablement de définir un référentiel métiers, qui n’existe aujourd’hui que pour les animateurs. Par rapport aux diplômes existants, il faudrait se situer par rapport au BPJEPS et au DESEP.
Quant aux alliances à nouer pour y parvenir :
les Férérations de MJC au premier chef;
– quelles universités, quels universitaires, s’agissant d’une pratique « subversive » ?
– quelle place pour les militants ?
– quel appui des syndicats (CGT…) ?
– quelles associations (Attac…) ?
Des points de blocage sont notés :
– difficulté d’obtenir la création d’une nouvelle filière à l’Université (qui peut être éventuellement contournée en passant par un projet européen)
– logique dominante de l’appel à projets dans les relations entre les pouvoirs publics et les associations qui dispense de former des professionnels.
Il est attendu du REP qu’il puisse être le lieu de réflexion autour d’un tel projet, avec la perspective de s’adresser au ministère actuellement compétent, qui semble très peu au fait de l’histoire et des pratiques de l’Education populaire.

Max LEGUEM et Odette MITTERRAND sont désignés comme responsables de cet atelier.

Atelier 3 : Quels instruments de communication pour le REP au service de ses partenaires ?

1/ La version actuelle du site est à revoir. La discussion valide les axes suivants :
– mieux rendre compte de l’activité et de l’actualité des divers partenaires;
– mettre en valeur la diversité des formes d’éducation populaire;
– privilégier les acteurs par rapport aux contenus et les processus (d’où l’intérêt de films) par rapport aux productions (ce n’est pas un site d’e-learning);
– à terme déboucher sur une plateforme multimédia.
+ Eviter l’amalgame avec tel ou tel mouvement politique : indépendance, sans perdre de vue le contexte idéologique commun au Réseau.

2/ Une lettre d’information électronique pourrait être mise en place prochainement avec des focus sur les partenaires, des points sur les activités récentes permettant les remontées en termes de revue de presse, etc.

3/ Favoriser les regroupements régionaux : échanges d’initiatives via des correspondants locaux.

4/ Il est proposé d’instaurer sur une base périodique des rendez-vous qui permettraient la « démonstration d’outils » : ils seraient animés par les partenaires qui le souhaitent et s’adresseraient aux usagers actuels ou potentiels de ces prestations.

Frédéric DUPIN et Monique VEZINET sont désignés comme responsables de l’Atelier 3.

 

 

 

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