Cycle république sociale

Un nouveau titre dans la collection « Osez la République sociale »

Un nouvel ouvrage vient de paraître dans la collection « Osez la République sociale », qui constitue, en quelques sortes, le prolongement de la réflexion collective initiée par nos séminaires de cohérence. Rédigé par Christophe Hordé, ce texte éclairant vient étayer une indispensable réflexion sur le logement en France. Il est disponible en librairie au prix de 8,50 €.

Pourquoi les allemands payent-ils leur loyer deux fois moins cher?

par Christophe Hordé

La crise du logement particulièrement aigüe en Ile de France, Rhône-Alpes et Côtes d’Azur est le reflet de 30 ans d’abandon d’une politique du logement et d’une spéculation sans limites.Les allemands ont en moyenne des loyers inférieurs de 200% par rapport aux français pourquoi ? L’auteur retrace l’histoire du logement en France et les différentes politiques misent en oeuvres depuis le début du siècle. De l’abandon de l’aide à la pierre en 1976, aux premières mesures fiscales en 1984 jusqu’aux différents dispositifs Scellier, comment l’opportunité fiscale à inexorablement fait monter les loyers et le prix au m2.

Après une analyse de la politique allemande où les propriétaires sont largement minoritaires contrairement à la France, l’auteur présente un regard sur les autres pays européens (Angleterre, Pays-Bas, Espagne ). L’exemple allemand permet de mieux comprendre les dérives françaises, en Allemagne les locataires ont des droits plus importants ( les baux sont à durée indéterminée par exemple ) sans que cela limite les investisseurs. Il propose des solutions sur le court terme et le long terme. Comment résoudre le problème du logement en ces temps de restrictions des budgets publics. Comment rendre aux français du pouvoir d’achat en cassant la rente immobilière qui gangrène l’économie.

Christophe Hordémembre du bureau national de l’Union des familles laïques ( UFAL) responsable du secteur logement, membre de la commision locale de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat dans les Yvelines.

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Une collection de livres en appui à l’action du REP

Plusieurs membres du Réseau Éducation Populaire (REP) sont à l’origine d’une nouvelle collection de livres intitulée « Osez la République sociale ». Un éditeur, un directeur de collection, de nombreux auteurs travaillent sur ce nouveau chantier. Plusieurs caractéristiques en font une initiative singulière et d’abord le mode de production intellectuelle de la réflexion, sur un mode collectif, en parallèle avec la production d’autres outils, comme les diaporamas issus des séminaires de cohérence organisés au sein du REP.

La pluralité des compétences s’accompagne d’une volonté de cohérence et de globalité de l’analyse, notamment en n’écartant pas les angles morts de la pensée de la gauche (par exemple la critique des complémentaires santé souvent occultée du discours).

Chaque ouvrage ouvre des pistes alternatives sans dissimuler qu’un modèle politique alternatif est nécessaire, tant vis-à-vis des politiques néolibérales que du capitalisme lui-même. Ce modèle alternatif, celui de la République sociale (qui n’est en rien un programme ni un projet électoral :  l’éducation populaire laisse s’en charger ces deux autres piliers de l’émancipation et de la transformation politique et sociale que sont les partis et les syndicats) est nommé dans le titre de la collection lui-même. Les principaux jalons de la République sociale née de la Révolution de 1848 sont la Commune de Paris, la construction de la IIIe République avec les amis de Jean Jaurès – unificateur de la gauche et premier directeur de l‘Humanité -, 1936, la Résistance et le Conseil national de la Résistance qui reste un modèle non épuisé, contrairement à plusieurs autres modèles nés après lui.

Une dizaine de livres sont prévus durant l’année 2012. Deux de ces livres seront à disposition chez l’éditeur (1) dès le 20 janvier 2012 et dans les bonnes librairies début mars 2012. Ils se veulent accessibles à tous et largement utilisables à l’appui des initiatives d’éducation populaires :

« Néolibéralisme et crise de la dette » de Bernard Teper (2) et Michel Zerbato (3).

Les économistes se trouvèrent fort dépourvus quand la crise fut venue. En guise de science, ils invoquèrent la cupidité des uns (banquiers et managers) ou l’impéritie des autres (gouvernants et autorités de régulation), qui avaient laissé se constituer une sphère financière autonomisée et irrationnelle. Ce petit livre d’économie politique explique la crise financière par les lois du système capitaliste et les politiques successivement mises en œuvre pour éluder leur manifestation depuis qu’à la fin des années soixante, la crise du fordisme fut combattue par l’inflation. Lorsque la stagflation fit opter à la fin des années 70 pour des politiques néo-libérales, dérégulation et financiarisation permirent de restaurer les profits rentiers, en gonflant des bulles d’argent fictif. La dernière, généralisée, vient d’éclater. La nécessaire démondialisation sonne l’heure de la République sociale.

« Contre les prédateurs de la santé » de Catherine Jousse (4), Christophe Prudhomme (5) et Bernard Teper (2).

La guerre contre la santé solidaire, ou dit autrement, la guerre pour la marchandisation et la privatisation des profits des secteurs rentables de la santé et pour la socialisation des pertes des secteurs non rentables pour les actionnaires, est entrée dans une phase cruciale. Rappelons que les dépenses de santé représentent 11,1 % du PIB. Les prédateurs ne se cachent plus pour attaquer la santé et l’assurance-maladie, ils disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent. De Warren Buffet, deuxième homme le plus riche du monde, jusqu’à Denis Kessler, actuel président de la SCOR, en passant par Guillaume Sarkozy, le patron de Médéric-Malakoff, tous assument ouvertement cette guerre. Devant cette offensive unie et bien organisée, y a-t-il une résistance à la hauteur des enjeux ? Que nenni ! La confusion règne. Beaucoup sont instrumentalisés par les prédateurs y compris des dirigeants politiques et des organismes complémentaires. Bien qu’il ait eu une accélération de la prédation décrite à partir de 2002 avec même un passage en turbo depuis la dernière présidentielle, il sera montré que cette logique prévaut depuis au moins 43 ans (depuis les ordonnances de 1967) et que les gouvernements de gauche ne l’ont guère enrayée et que la gauche elle-même a aussi mis la main à la pâte à ce processus. Le livre se termine par une proposition alternative d’un nouveau système solidaire de santé et d’assurance-maladie et appelle à une insurrection des consciences.

Les autres titres prévus, dont plusieurs déjà en chantier sont (avec des titres donnés à titre indicatif) :« Pourquoi les Allemands payent-ils leurs loyers moins cher que les Français », « Une alternative à la crise: la République sociale », « Des outils de compréhension pour le combat laïque », « Après l’oligarchie, la démocratie? », « Penser une alternative pour la protection sociale », »Pour un féminisme social et républicain », « Rétablir et développer les services publics », « Une école républicaine est une école pour la liberté », « Pour une écologie républicaine », etc.

Pour tout contact : Bernard Teper 06.08.10.44.52.

Notes

(1) Pour obtenir un envoi direct, il convient de contacter l’éditeur à l’adresse suivante : Osez la République sociale, Le parc des vignes, rue Panhard et Levassor – 78570 Chanteloup les vignes – tél. 01 39 74 67 32. 06 07 34 98 15

(2) Bernard Teper, co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP), membre du Haut conseil de la famille, co-animateur des Etats généraux de la santé et de l’assurance-maladie (EGSAM), animateur d’une manifestation nationale décentralisée contre les franchises sur les soins pour le 27 septembre 2007, coordinateur d’un livre paru aux éditions Mille et une nuits intitulé Santé-Assurance-maladie : quelles alternatives au néolibéralisme.

(3) Michel Zerbato, maître de conférences en sciences économiques, enseigne l’économie politique à l’université de Bordeaux et est chercheur au LAM (Les Afriques dans le monde, UMR 5115 du CNRS) de Sciences Po Bordeaux.

(4) Catherine Jousse, chargée de mission dans une mutuelle, co-animatrice du Réseau Éducation Populaire (REP), ancienne secrétaire générale de la Fédération CGT des organismes sociaux, ancienne membre de la Commission exécutive nationale de la Confédération CGT

(5) Christophe Prudhomme, médecin urgentiste au SAMU de Seine-Saint-Denis, membre de la commission exécutive de la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale, membre du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM), porte-parole de l’Association des médecins urgentistes (AMUF)

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Cycle République sociale

 

Le Cycle « république sociale » constitue un ensemble modulable d’une vingtaine de conférences dispensées dans des cadres et des formats divers depuis son inauguration, en janvier 2010, lors de l’atelier « la République, pour quoi faire? » de l’université conventionnelle. Il se propose de décrire et d’articuler les différents aspects d’un modèle politique : la république sociale.

Contacter le responsable du cycle « République sociale » : Bernard Teper

 

Les épisodes de crises se succèdent à un rythme effréné. La triple crise d’abord-économique, financière et de la dette publique- mais aussi les crises culturelle, démocratique,laïque, sociale, écologique,  etc.  De plus en plus de citoyens éclairés en prennent conscience. Les projets politiques visant à mettre des rustines sur un modèle politique à bout de souffle ont de moins en moins d’impacts.

Mais même les organisations qui mettent en avant la nécessité de grands bouleversements n’ont pas pris la mesure des réalités actuelles comme par exemple du fossé existant entre les couches populaires(ouvriers,employés représentant 53% de la population) et les élites politiques ou encore de la nouvelle géosociologie des territoires, ou encore du besoin des citoyens d’un discours cohérent, précis et global à la fois, ou encore qu’il n’y aura pas de transformation culturelle, sociale et politique par procuration donnée aux « élites politiques » tout simplement parce que le nouveau pli historique ne se décrétera pas par les « élites politiques » sans l’action consciente des citoyens eux -mêmes.

 Cette action consciente des citoyens eux-mêmes suppose un vrai travail d’éducation populaire. Il doit chercher à produire un discours cohérent sur les différents sujets abordés. Cela implique de présenter un modèle politique (ce qui est différent d’un programme qui reste une des fonctions des partis politiques). Pour nous, il s’agit de celui de la République sociale, idée de modèle surgit de la révolution de 1848, repris par la Commune de Paris, puis par le début de la Troisième république notamment par Jean Jaurès dans sa participation aux grandes lois de cette période et enfin par le Conseil national de la résistance (CNR). Nous revisitons constamment ce modèle pour chaque sujet pour en faire un modèle du 21ème siècle avec ses quatre ruptures nécessaires( démocratique, laïque, sociale et écologique) et ses dix principes constitutifs (liberté, égalité, fraternité, universalité, laïcité, démocratie, solidarité, sûreté, souveraineté populaire et développement écologique et social).

Chaque sujet suit le même plan: analyse critique du système existant et de l’ensemble de ses contre-réformes régressives, état des enjeux de la période, propositions alternatives cohérentes les unes avec les autres. Chaque discours et chaque diaporama est discuté régulièrement dans des séminaires de cohérence comportant des conférenciers (les fameux « instituteurs de l’éducation populaire ») et des spécialistes très pointus dans le domaine considéré.

Les thèmes de conférence proposés sont:

-La  triple crise-économique, financière et de la dette publique-
-Un modèle alternatif: la République sociale du 21ème siècle
– La protection sociale solidaire ou pas
– La santé et l’assurance-maladie
– La retraite
– La politique familiale et la petite enfance
– La perte d’autonomie(handicap, invalidité et personnes âgées dépendantes)
– L’hôpital
– Les médicaments
– L’accès aux soins en zones rurales
– Les organismes complémentaires à la sécurité sociale
– L’école
– Les services publics
– L’ Europe
– Les politiques d’immigration, de la nationalité et de l’intégration
– La gouvernance mondiale(OMC, FMI, BM, G8-G20, etc.)
– La bioéthique
– Le féminisme
– L’écologie
– L’énergie
– La démocratie
– La laïcité
– la laïcité et le féminisme en Algérie
– L’éducation populaire tournée vers l’action
– Les mouvements familiaux
– Le logement
– La nouvelle géosociologie des territoires
– Les institutions
-etc.

La demande sociale doit primer ici. Nous sommes capables de déclencher un séminaire de cohérence pour toute demande de conférence non précisée dans la liste précédente. Simplement la nécessité de pratiquer un séminaire de cohérence avant la conférence demande plus de temps de préparation que dans le cas d’une conférence déjà étudiée.

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