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Préparer l’année « Jaurès 2014 ». Rencontre UPT / UPS / AJET du 14 décembre 2012

Etaient présents : Claudie Routeau (UPT), Christian dulieu (UPS), Christian Gayraud et Jacques Trinques (AJET)

Christian Dulieu.
– Il précise le rôle du Théâtre de l’Arc en Ciel, animé par Bruno Bourgarel pour Midi-Pyrénées et Aquitaine.
Ce théâtre, type « théâtre de l’opprimé », met en scène un thème social et intègre le spectateur qui devient aussi acteur. Il pourrait être intéressé par le thème « 2014 : Jaurès vivant ».
Il nous informe de la sortie, en Mars 2014, d’un livre « L’actualité de la pensée de Jaurès », titre éponyme des actes du colloque organisé par l’AJET en 2007 !
Il pense qu’un n° spécial de « Lien Social », publication de l’UPS et à diffusion nationale, sera consacré, en 2014, à Jaurès.

Christian Gayraud.
Il présente l’avant projet « 2014 : Jaurès vivant », insistant sur le préambule qui définit l’orientation du projet. On a passé en revue les différentes manifestations prévues :

– Les conférences :
A celle prévues par l’AJET (sur le syndicalisme par Alain Boscus, sur la laïcité par JP Scott, sur les usages politiques de Jaurès par Marion Fontaine), l’UPS, faisant remarquer l’absence du thème de l’Education Politique, Christian D. propose 2 pistes :

  1. une théâtrale, avec le théâtre de l’Arc –en-Ciel et Bruno Bourgarel ;
  2. une autre, « conférence-gesticulée » sur « L’actualité de l’Education Populaire » par Bernard Tepper du REP (Réseau d’Education Populaire).

On doit rajouter, de la part de l’AJET, le projet d’une projection cinématographique sur le thème de « Jaurès et la guerre », animée par l’historien Tangui Perron.

– Lecture de textes de Jaurès mis en scène et en lumière par Ivan Morane.
La proposition est bien accueillie, le coût de 1500 € ne paraissant par excessif.

L’UPT et l’UPS, au même titre que l’AJET, se proposent de promouvoir ce spectacle dans leur réseau respectif :

– Claudie R. au sein de l’Université Champollion (campus de Tarbes, Figeac, Rodez, Castres ). Elle prendra contact avec les responsables ;

– l’UPS, pour sa part, activera ses contacts en Région Midi Pyrénées.

– Causerie à propos du « manuscrit Jaurès » aux Archives Départementales.
La publicité sera faite par UPT et UPS.

Exposition d’Art Postal. L’UPT et l’UPS solliciteront, par courriel, leurs adhérents pour participer à ce projet. Sabine Jauffret, initiatrice de cette exposition, prendra directement contact par téléphone avec Claudie R, et Christian D. pour leur information complète.

– « Une journée chez Jaurès » à Bessoulet.

Pour l’UPT et l’UPS proposent : pourquoi pas 2 jours, le WE du 26/27 juillet ? Ceci permettrait d’élargir la manifestation à un public plus lointain et de prolonger discussions et festivités dans la soirée du Samedi.
L’AJET fait remarquer qu’il serait nécessaire d’augmenter la logistique (hébergements, restauration, animations, …) et de faire appel à d’autres associations locales ou non ( ville de Villefranche, étudiants de Champollion, …)
Evidemment, tout ceci reste suspendu à la réhabilitation (ou du moins l’aménagement) du site de Bessoulet (à cette heure, aucune réponse des municipalités interrogées).

Claudie Routeau.

– Pourquoi pas « L’éco-campus » 2014, sur le thème de « 2014 : Jaurès vivant », organisé par les étudiants en avril-mai, sur le campus d’Albi  ?
L’AJET serait partenaire contributif (conférence, expo, chansons, …)

– pourquoi pas un GROS évènement (le groupe Zebda par exemple) sur le site de La Découverte à Blayes-les-Mines, pou attirer les jeunes qui ne connaissent pas Jaurès ?
Ce spectacle permettrait aussi la présentation d’expositions, de table de presse, ….

Les 3 associations se retrouvent pleinement sur l’idée de définir le public à toucher avant de proposer des manifestations et les lieux de ces manifestations.
Quant à l’aspect financier du projet, l’idée de l’AJET d’une souscription publique n’a pas rencontré l’assentiment de l’UPT et de l’UPS. Ils trouvent que la démarche confine un peu à la mendicité ! Ils nous suggèrent plutôt d’élargir nos demandes de subventions exceptionnelles auprès de la Mairie d’Albi et du Conseil Régional par exemple.

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Un nouveau titre dans la collection « Osez la République sociale »

Un nouvel ouvrage vient de paraître dans la collection « Osez la République sociale », qui constitue, en quelques sortes, le prolongement de la réflexion collective initiée par nos séminaires de cohérence. Rédigé par Christophe Hordé, ce texte éclairant vient étayer une indispensable réflexion sur le logement en France. Il est disponible en librairie au prix de 8,50 €.

Pourquoi les allemands payent-ils leur loyer deux fois moins cher?

par Christophe Hordé

La crise du logement particulièrement aigüe en Ile de France, Rhône-Alpes et Côtes d’Azur est le reflet de 30 ans d’abandon d’une politique du logement et d’une spéculation sans limites.Les allemands ont en moyenne des loyers inférieurs de 200% par rapport aux français pourquoi ? L’auteur retrace l’histoire du logement en France et les différentes politiques misent en oeuvres depuis le début du siècle. De l’abandon de l’aide à la pierre en 1976, aux premières mesures fiscales en 1984 jusqu’aux différents dispositifs Scellier, comment l’opportunité fiscale à inexorablement fait monter les loyers et le prix au m2.

Après une analyse de la politique allemande où les propriétaires sont largement minoritaires contrairement à la France, l’auteur présente un regard sur les autres pays européens (Angleterre, Pays-Bas, Espagne ). L’exemple allemand permet de mieux comprendre les dérives françaises, en Allemagne les locataires ont des droits plus importants ( les baux sont à durée indéterminée par exemple ) sans que cela limite les investisseurs. Il propose des solutions sur le court terme et le long terme. Comment résoudre le problème du logement en ces temps de restrictions des budgets publics. Comment rendre aux français du pouvoir d’achat en cassant la rente immobilière qui gangrène l’économie.

Christophe Hordémembre du bureau national de l’Union des familles laïques ( UFAL) responsable du secteur logement, membre de la commision locale de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat dans les Yvelines.

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Compte rendu du séminaire féminisme du 12 mars 2012

 

Etaient présents : Monique Vézinet, Bernard Teper, Solange Cidreira, Audrey Baudeau, Soad Baba Aïssa

 Le diaporama support est un outil complet qui peut à la fois servir à un stage de formation et à une conférence de 2 heures. Il peut être utilisé de manière partielle pour l’adapter à chaque conférence selon le public. Il peut donner lieu à un livre tout autant qu’à une intervention de 10 mn.

 

Pour le diaporama :

 I- Introduction

Notre point de départ est de rompre avec l’idée surplombante qui a divisé le mouvement féminisme, mais de proposer la globalisation des combats donc intégrer le féminisme dans le projet social.

Le combat féministe est un combat qui apporte à l’humanité ; donc l’humanité est concernée et doit le porter. Ce n’est pas le combat d’une moitié de la population.

Globalisation contre idée surplombante.

II – Rappel anthropologique

Histoire de la domination masculine. Plus largement pourquoi sommes-nous toujours dans un rapport de dominé/dominant ? (diapos à venir de MV)

III – Histoire

Un certain nombre de diapositives réalisées par MV sur l’histoire du féminisme depuis la Révolution française mettent en évidence les difficiles relations entre le mouvement social de gauche et les demandes féministes, jusqu’au 20e siècle. Si aujourd’hui les droits politiques, civils et sociaux des femmes sont reconnus en France, leur effectivité reste en débat.

Il faudra revenir sur ce qui a divisé le mouvement féministe au cours des dernières décennies : essentiellement l’opposition entre essentialisme (« naturalisme »  pouvant conduire à des formes de communautarisme) et universalisme. Après les débats théoriques du MLF, celui sur la parité, elle reste présente dans la question du voile.

IV – Enjeux du féminisme

L’enjeu du féminisme c’est l’humanité une et indivisible. Ce n’est pas le combat uniquement « pour les femmes ». C’est vouloir une égalité en droits pour toutes et pour tous.

C’est lutter contre la charge mentale qui est « palpable » sur les questions de contraception, de gestion des enfants, des tâches ménagères, … Se pose la question de la quête du pouvoir, il ne faut pas avoir de charge mentale pour « entrer dans l’arène ».

C’est lutter pour que personne construise sa liberté de conscience. Respecter ce que chacun veut être. Se construire c’est le travail de chaque jour or si on décrète d’emblée ce que chacun doit penser, être, on ne travaille plus à sa construction puisque tout est déterminé à l’avance.

Se pose la question de la théorie du genre : pourquoi décidons-nous à l’avance de ce que les gens doivent être ?

 C’est accepter la modernité avec les modalités pratiques que cela suppose d’inventer. Face à des bouleversements dans les formes de famille, de couple, … face à des changements qui déstabilisent, il faut lutter contre le retour à des solutions rassurantes. La famille évolue, la solution n’est pas le retour aux femmes à la maison. Il faut inventer des solutions nouvelles.

V – Nos propositions doivent partir de dénominateur commun

Ce qui devrait unir les femmes dans un combat : la protection des services publics de santé, la mise en place d’un service public de la petite enfance, … ainsi que la lutte pour l’égalité salariale, contre la précarisation, …

Ce sont des luttes qui doivent embarquer les hommes car ces combats les concernent.

Première liste de propositions concrètes (BT et al.) :

  • Une loi contre les violences faites aux femmes (type loi espagnole) avec création massive de lieux d’hébergement d’urgence mère-enfants avec suivi global.
  • Lier féminisme et laïcité.
  • Une éducation à la santé et à la sexualité sérieusement à l’école (avec 1 heure par semaine par exemple, permanence du planning familial, infirmière, assistante sociale, médecins et psychologues).
  • Sanctionner les directeurs d’hôpitaux sans service IVG.
  • Créer un lieu de planning familial dans tous les établissements de santé sans exception
  • Mettre en pratique le financement de la loi Veil de 1975
  • Sanctionner les employeurs qui pratiquent les écarts de salaire entre les hommes et les femmes à qualification égale.
  • Améliorer l’orientation scolaire pour que les filles ne s’auto-dévalorisent pas dans le choix d’un métier.
  • Défendre la retraite pour tous et partout à la qualification (seul moyen de supprimer les 38% d’écart).
  • Défendre les « trois claquements de doigts » concernant l’accueil des jeunes enfants (au-delà du temps de travail, pour permettre la participation des femmes à la vie citoyenne et leur développement personnel).
  • Améliorer l’accueil des personnes âgées dépendantes dont la charge pèse très majoritairement sur les femmes.
  • Lutter contre le travail précaire.
  • Développer des mesures pour supprimer la pauvreté des familles monoparentales.
  • Engager une vraie lutte contre le proxénétisme avec construction massive d’hébergement pour les prostituées avec psychologue, médecin, assistante sociale, antenne Pôle emploi spécialisée.
  • Encourager le partage du congé parental et assurer une vraie formation pour le retour à la vie professionnelle des mères.
  • Sa battre sans fard pour les droits des femmes partout dans le monde sans relativisme culturel.

En vrac :

  • pour dynamiser une conférence, le diaporama peut faire l’objet d’un jeu de questions/réponses type Quizz.
  • La retraite à la qualification. La retraite (partage de la valeur ajoutée) par répartition ne devrait pas se faire en fonction d’annuité, de temps d’arrêt, de ci de là, … La retraite liée à la qualification supprime la question homme/femme car on s’intéresse seulement à la question de la qualification. Cela suppose une égalité de formation, d’évolution de carrière, de qualification !

Ce qui fait débat entre nous : la parité, la prostitution, féminisme et laïcité, la théorie du genre.

 

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Compte rendu du séminaire démocratie du 27 février 2012

La file réunion se proposait de partir des documents rassemblés par B. teper et D. Brisebourg et de les soumettre à une critique collective. Elle a également été l’occasion de préciser les enjeux du séminaire, ainsi que les méthodes propres à faire avancer ce type de travail collectif.

L’ambition du séminaire est en effet : a) de constituer des outils utiles aux conférences thématiques sur la « démocratie », en prise avec la demandes et les interrogations sociales ; b) d’élaborer un ouvrage de la collection « osez la République sociale » qui pourrait servir d’introduction aux conférences, comme de vade mecum proposant un premier défrichage de la question.

La nécessité de segmenter le propos

Le power point « martyr » nous a permis de mesurer l’extension d’un sujet qui prête à toutes les généralisations, et où la définition des termes, et des bornes chronologiques fixant leur sens, est déjà un problème. Il nous est ainsi apparu nécessaire de segmenter le propos, et de pas proposer de raccourcis trop massifs, type « de Rousseau au TCE en passant par la démocratie athénienne et l’abstention… »

Nous avons à ce jour isolé cinq types de conférences qui pourraient permettre de fixer notre propos, tout en éclairant des questions précises et concrètes présentes dans le débat public.

1.La démocratie et la question de la représentation

Cette conférence couvrirait le débat « démocratie directe / démocratie représentative », avec des mises en perspectives historiques (le débat est ancien) et des débouchés par exemple sur la question des modes de scrutin (liste ou uninominal, à un ou deux tours etc.) Plus largement il s’agit de répondre à la question de la « représentation » du peuple, au nom de qui sont censées se prendre les décisions qutodiennes.

 2. La démocratie, un concept politique : définitions préliminaires

Cette conférence se voudrait surtout pédagogique : il s’agirait de mettre en place des distinctions élémentaires, par exemple entre modalités (qui ?) et forme (comment ?) de gouvernement. Le but serait de cesser de tenir les termes « démocratie », « république », « souveraienté populaire » pour interchangeable, par exemple sur la base suivante.

3. Démocratie et totalitarisme, la question des libertés aujourd’hui ?

On pourrait dans cette conférence travailler la notion de « totalitarisme », soit à partir des cadres proposés par JM Kintzler, soit à partir d’autres approches. L’idée serait de travailler la question des libertés réelles à l’heure d’une technicisation et d’une bureaucratisation croissante de la vie quotidienne. De là, « technocratie », « règne de l’expertise » etc.

4. La démocratie sociale

Sur la base de l’administration démocratique de la sécurité sociale après guerre, et dans la continuité des analyses de B. Teper, est-il absurde ou utopique de concevoir une appropriation démocratique des grands instruments communs que sont les services publics, et d’abord ceux relevant de la protection sociale ?

5. La démocratie dans l’entreprise

La « démocratie » doit-elle être conçue uniquement comme « politique » ? Doit-elle s’arrêter aux portes de la société civile et du monde du travail ? Sur l’impulsion de J. Duplessis, il s’agirait de réfléchir aux modalités d’un travail « démocratique ». Ce dernier point à fait l’objet d’un exposé dédié.

Quelle démocratie dans l’entreprise ?

J. Duplessis a eu l’occasion de commenter les pages envoyées sur la liste du réseau dans lesquelles il s’interrogeait sur la possibilité d’introduire une « démocratie dans l’entreprise » d’une nature toute autre que celle des « élections professionnelles ».

L’exposé et sa discussion ont permis de mettre en avant les idées suivantes :

  •  Les « éléctions professionnelles », pas plus que les « consultations » n’ont réellement fait progresser la démocratie au travail. Il y a un état des lieux à faire : l’entreprise est probablement un lieu où aujourd’hui les libertés civiles (d’expression et de conscience par exemple) sont souvent mises à mal.
  • On peut interpréter ceci comme l’insuffisance du modèle « électif » pour satisfaire aux exigences démocratiques. Ce serait d’ailleurs une piste à suivre que de se demander si le « suffrage » n’apparaît pas un peu simplement comme un expédient « démocratique » universel qui dispense de réfléchir sur les situation concrètes.
  • Il faudra ici discuter du fond : peut-on donner une définition de la démocratie qui fonctionne pour tous les registres (entreprise, social, politique etc.) ? Ou faut-il préférer des définitions « régionnales », au risque de dissoudre la notion ?
  • L’analyse de J. Duplessis consiste à affirmer que l’égalité dans l’entreprise doit se jouer sur le plan de la propriété (qui est le principe au cœur du droit privé et du droit du travail). Le pouvoir, dans la sphère économique, se mesure par la part de propriété acquise ; il est moins une « voie » qu’une force.
  • L’égalité démocratique dans l’entreprise doit passer alors par la distribution gratuite, et progressive d’actions de l’entreprise, à proprtion de la part des travailleurs dans la valeur ajoutée, et des modulations individuelles d’ancienneté etc.
  • La proposition soulève nombre de difficultés, sur le plan des principes comme sur celui de la mise en œuvre ; elle a été aprement discutée. J. Duplessis s’engage à compléter l’esquisse proposée par des analyses concrètes à partir de modèles entreprenariaux différents.

La suite du séminaire

 Il paraît nécessaire d’avancer les travaux en définissant des buts précis à chaque séance.

La prochaine aura lieu le 16 avril, à 18h au REP.

Frédéric Dupin y soumettra une réflexion sur la critique positiviste et fédéraliste de la démocratie, dans l’esprit de la conférence faite à Dorian.

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